Un taux de créations d’entreprises dans l’Aude en forte hausse

access_time Publié le 17/01/2020.

21,7 % d’entreprises immatriculées supplémentaires en 2019

C’est lors de l’assemblée générale que Pierre Vera a pu faire un premier bilan de l’année écoulée : « Nous constatons une hausse de 21,7 % du nombre des immatriculations d’entreprises au répertoire des métiers de l’Aude, soit 1 485 immatriculations au 31 octobre 2019 contre 1 220 en 2018 ». Avant de poursuivre : « Et la part des inscriptions sous le régime du micro social est toujours conséquente puisqu’elle représente près de 72,1% des immatriculations. »
Les créations d’entreprises sont donc nettement à la hausse. Le président a d’ailleurs reconnu : « économiquement, on sent un frémissement ; beaucoup d’entreprises ont des carnets de commandes remplis, bien plus qu’avant ».

L’automobile enregistre un net attrait, les métiers de bouche en baisse

D’autres nouveautés ont été annoncées. Les apprentis sont très attirés par le CAP réparation des carrosseries (+55 %) et par les métiers des services (+20 %). La chambre a également reçu l’agrément afin d’assurer des sessions de sécurité routière, notamment celles qui permettent de récupérer les points perdus sur le permis de conduire.
En revanche, dans le secteur des métiers de l’alimentation, la chambre a enregistré une baisse des CAP boucher (-35 %) et pâtissier (-38 %). Des formations qui devraient être dispensées par des artisans MOF (meilleur ouvrier de France) en pâtisserie et charcuterie-traiteur, ce qui pourrait remotiver des vocations chez les apprentis, de moins en moins enclins à suivre cette voie.

La nécessité de suivre une formation pour la création d’entreprise

Comme prévu au mois de juin dernier, lors de la précédente assemblée générale, la fin de l’obligation de suivre un stage de préparation à l’installation (SPI), désormais facultatif, a eu des conséquences, dont une et non des moindres : la hausse des radiations d’entreprises (+8,8 %). Elles ont touché essentiellement les secteurs du bâtiment (42,7 %) et des services (31,8 %) ainsi que les micro-entreprises (52,1%). Pierre Vera conclut :

« Grâce au SPI, on pouvait préparer les créateurs d’entreprises, les conseiller, analyser avec eux les conditions, notamment financière, de leur future installation. Mais beaucoup se sont installés comme ça, sans étudier le marché ni leurs possibilités budgétaires…

Heureusement, d’autres sont prudents et choisissent d’être conseillés. C’est pourquoi nous avons mis en place des stages de préparation «Packs formation» de 14 h et 21 h consacrés à la création d’entreprise. Ils sont proposés en alternative au SPI. À ce jour ils enregistrent moins d’heures stagiaires mais ont un taux de remplissage grandissant. »

Ainsi, si la création d’entreprises en elle-même ne faiblit dans le département, on constate une évolution des secteurs d’activités des nouveaux artisans. Les métiers de l’alimentation en font les frais, là où les métiers de services suscitent davantage de vocations.

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